Lassitude persistante : comprendre cette vague de fatigue qui touche tant de personnes
Vous vous réveillez épuisée, comme si votre nuit n'avait servi à rien ? Cette sensation d'être constamment en mode "économie d'énergie" est partagée par un nombre croissant d'entre nous. Découvrons ensemble les raisons de cette baisse de régime collective et comment y remédier en douceur.
Un épuisement généralisé qui interpelle les soignants

Les professionnels de santé le constatent : les patients ne viennent plus seulement pour des virus saisonniers, mais aussi pour une forme d’épuisement global et persistant. Il s’agit d’une lassitude qui résiste aux nuits de sommeil et s’immisce dans le quotidien.
Rassurez-vous, ce phénomène est rarement alarmant. Les médecins y voient plutôt la conséquence d’une combinaison de facteurs propres à cette saison, qui sollicitent intensément nos ressources physiques et mentales.
L’après-fêtes : le corps présente la facture du stress
Pendant les périodes festives, l’adrénaline nous permet souvent de tout gérer : préparatifs, repas, vie sociale… Notre organisme suit le rythme, coûte que coûte. Mais une fois le calme revenu, il exige son temps de réparation.
Cette fatigue intense est en réalité un signal sain. Notre corps passe en mode récupération pour compenser les excès et les tensions accumulés. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais une invitation bienveillante à ralentir la cadence.
L’impact sournois d’un climat anxiogène sur notre mental
Difficile de rester imperméable au contexte ambiant. Même sans être rivée sur l’actualité, notre esprit est exposé à un flux constant d’informations souvent anxiogènes. Les experts nomment cela la « fatigue informationnelle ».
Inquiétudes économiques, tensions géopolitiques… Ce bruit de fond permanent maintient notre système nerveux en état d’alerte latent. Le résultat ? Une dépense énergétique mentale colossale et invisible, qui nous vide de notre énergie dès le réveil.
Le manque de luminosité, un voleur d’énergie saisonnier
L’hiver joue un rôle déterminant. La lumière naturelle régule directement notre horloge interne. Lorsqu’elle se fait rare, notre cerveau produit plus de mélatonine (l’hormone du sommeil) et moins de sérotonine (liée à la bonne humeur).
On se retrouve alors avec une sensation de décalage persistant : somnolence diurne, baisse de motivation et moral en berne, malgré des nuits théoriquement complètes.
Le cercle vicieux de l’inactivité en hiver
Quand le temps est maussade, notre envie de bouger diminue, c’est naturel. Mais cette tendance crée un engrenage contre-productif. Moins d’activité physique signifie une moins bonne oxygénation, une musculature atone et une lourdeur générale.
Le paradoxe est frappant : moins on est active, plus on se sent fatiguée… et moins on a la force de se motiver à bouger.
Trois actions accessibles pour recharger ses batteries

Inutile de viser une transformation radicale. L’idée est de relancer le moteur en douceur, sans violence envers soi-même.
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Faire une cure de légèreté médiatique et s’exposer à la lumière
Réduire sa consommation d’infos en continu peut déjà alléger l’esprit de manière significative. Et surtout, prenez l’air. Même par temps couvert, la lumière extérieure est bien plus puissante que celle de nos intérieurs. Une simple promenade matinale de 20 minutes peut booster notablement notre vigilance et notre tonus.
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Faire le point sur sa vitamine D
En fin d’hiver, nos réserves sont fréquemment au plus bas. Une carence peut amplifier la sensation de fatigue et le manque d’entrain. Un simple avis médical permet d’évaluer la situation et d’ajuster si nécessaire.
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S’accorder du repos… sans remords
Si votre corps réclame une pause, écoutez-le. Privilégiez toutefois un repos qualitatif : une micro-sieste, un moment de lecture ou une activité calme qui apaise véritablement le système nerveux.
Quand est-il prudent de demander un avis médical ?
La plupart du temps, cette fatigue s’estompe avec le retour progressif du printemps. Cependant, si elle s’accompagne d’un essoufflement anormal, d’une pâleur notable ou d’une tristesse profonde et installée, il est sage de consulter pour un bilan.
Parfois, se sentir fatiguée en hiver n’est pas un problème à résoudre à tout prix, mais un message de notre corps à entendre pour mieux prendre soin de nous.
