À 82 ans, Julio Iglesias : la vie discrète d’une icône éternelle

Publié le 16 février 2026

Symbole absolu du romantisme et de la scène internationale, Julio Iglesias a pourtant choisi de s'éloigner des feux de la rampe. Découvrez l'existence paisible et les projets secrets de la légende, loin du tumulte qu'il a connu pendant des décennies.

L’éloignement choisi d’une icône planétaire

Julio Iglesias souriant, image d'archive

Quand on évoque Julio Iglesias, ce sont immédiatement de gigantesques stades, des tournées à travers le globe et une carrière phénoménale qui nous viennent à l’esprit : plus de 300 millions d’albums écoulés, des titres chantés en de multiples langues, un succès qui traverse les âges. Pourtant, l’artiste omniprésent a, peu à peu, décidé de se retirer de l’avant-scène.

Ce n’est pas un retrait teinté d’amertume, mais plutôt un besoin vital de sérénité. Aujourd’hui, il cultive un quotidien apaisé, au cœur de son cercle familial, loin de l’agitation et des impératifs publics qui ont scandé son existence pendant plus de cinquante ans. C’est un véritable art de vivre qu’il a adopté.

Une première passion bien éloignée de la musique

Ce qui surprend souvent, c’est que la carrière musicale de Julio Iglesias est née d’un détour inattendu. Dans sa jeunesse, à Madrid, son rêve était tout autre : évoluer sur la pelouse, avec l’espoir de devenir le gardien de but du Real Madrid. Un avenir sportif prometteur qui fut stoppé net par un grave accident de la route.

Cette épreuve a été un véritable tournant. Contraint à une longue immobilité, on lui offre une guitare pour tromper l’ennui. Ce qui n’était au départ qu’un passe-temps se transforme en une vocation fulgurante. La mélodie et les mots deviennent son nouveau moyen d’expression, une voie pour se relever et donner un sens à l’imprévu du destin.

Quand le hasard trace la voie du succès

Lorsque Julio écrit ses premières compositions, il ne se voit absolument pas en interprète. En 1968, il présente une de ses chansons à un label, dans l’idée qu’un autre artiste la reprenne. Mais une fois encore, le sort en décide autrement.

On le convainc de chanter lui-même son titre, « La vida sigue igual ». Le résultat est immédiat : une victoire au Festival de Benidorm et l’obtention d’un premier contrat. Quelques années plus tard, sa participation à l’Eurovision avec « Gwendolyne » achève de le faire adopter par le grand public, scellant le début d’une légende.

Une intimité longtemps mise à nu

Julio Iglesias et sa famille en photo de groupe

La célébrité de Julio Iglesias n’a jamais reposé uniquement sur sa voix. Sa vie amoureuse a été une source intarissable pour la presse people pendant des années. Son union avec Isabel Preysler, puis la naissance de leurs enfants, dont le chanteur Enrique Iglesias, ont captivé les médias du monde entier.

Après cette période d’exposition intense, un nouveau chapitre, plus confidentiel, s’ouvre avec sa rencontre en 1990 avec Miranda Rijnsburger. Ensemble, ils ont bâti une famille nombreuse, mais surtout une relation ancrée dans la discrétion. Finis les flashs incessants et les déclarations publiques, place à une stabilité longtemps recherchée.

Ses projets actuels, dans la plus grande confidentialité

Si Julio Iglesias se montre peu, il n’est pas pour autant inactif. Un documentaire exclusif est en cours de réalisation, qui devrait dévoiler des souvenirs inédits, des rencontres clés et des décisions personnelles toujours restées dans l’ombre.

Ce projet apparaît comme sa manière à lui de se raconter, sans devoir multiplier les interviews ou les campagnes promotionnelles bruyantes. Simplement le témoignage d’un parcours hors du commun, partagé avec le recul et l’authenticité que procure le temps.

La sagesse du recul

À plus de 80 printemps, Julio Iglesias n’a plus rien à démontrer. Son empreinte dans l’histoire de la musique est indélébile. Ce qu’il chérit désormais, c’est quelque chose de plus précieux : le temps qui passe, la quiétude et une forme de sagesse apaisée, une liberté reconquise.

Son éloignement des projecteurs n’est pas une disparition, mais un choix délibéré, presque empreint d’élégance, comme une dernière note tenue longuement, sans fioriture.

Parfois, le plus grand privilège, après une vie entière sous les ovations, est tout simplement de pouvoir apprécier le silence.