Cette globe-trotteuse de 60 pays dévoile la seule destination qu’elle a rayée de sa liste pour toujours
On imagine souvent le voyage comme une série de découvertes idylliques. Pourtant, une mauvaise expérience peut transformer un rêve en cauchemar. Geraldine Joaquim, une baroudeuse chevronnée qui a foulé le sol de plus de 60 nations, se souvient avec effroi d’une escale où l’angoisse et l’insécurité ont pris le dessus, la poussant à ne jamais y remettre les pieds.
Le voyage est une invitation à l’émerveillement, à la rencontre de l’autre et à la découverte de paysages à couper le souffle. Mais il arrive que l’aventure bascule dans l’inconfort et la peur. Geraldine Joaquim, une aventurière aguerrie qui a exploré plus de 60 pays, conserve un souvenir très amer d’un séjour dans une métropole où elle a vécu l’une de ses pires frayeurs. Entre panique, solitude et sentiment de vulnérabilité, elle détaille pourquoi elle ne souhaite plus jamais revoir cette ville.

Un accueil qui tourne au cauchemar
Tout démarre par un vol de nuit. Lorsqu’elle atterrit à l’aéroport de Caracas, la capitale vénézuélienne, Geraldine s’imagine qu’on viendra la chercher rapidement pour la conduire à son hôtel. Pourtant, les minutes s’égrènent, puis les heures s’écoulent. Le hall se vide progressivement, et elle se retrouve seule, sans téléphone en état de marche ni moyen de joindre le chauffeur prévu. L’inquiétude monte d’un cran. Soudain, un homme se présente et affirme être son conducteur. Il baragouine un anglais approximatif et lui fait signe de le suivre. Soulagée mais sur ses gardes, elle prend place dans le véhicule… avant de remarquer qu’un second individu occupe le siège passager. Son instinct de survie s’active immédiatement.

Trente minutes de trajet sous pression
En temps normal, jamais elle n’aurait accepté de monter dans une voiture avec deux inconnus. Mais cette nuit-là, l’impasse était totale. Serrant discrètement un petit canif dans sa paume, elle endure les 30 minutes de route dans un état de tension extrême, le cœur battant à se rompre. Par chance, elle parvient à destination saine et sauve. Cependant, impossible pour elle de fermer l’œil après un tel pic de stress. L’ambiance oppressante de la ville et la peur viscérale qu’elle vient de ressentir la maintiennent éveillée, aux aguets.
Le lendemain, une nouvelle épreuve
Au matin, alors qu’elle retourne à l’aéroport pour poursuivre son périple, un autre incident aggrave son sentiment d’insécurité. Au moment de régler le chauffeur, elle s’aperçoit que ses bagages se sont volatilisés. Un inconnu lui propose alors un « service d’enregistrement » officieux… contre une somme d’argent. À bout de nerfs, elle cède et remet l’argent. Son unique obsession : quitter cette ville au plus vite.

Une leçon à ne jamais oublier
Depuis cette nuit angoissante à Caracas, Geraldine a tiré un enseignement précieux : même les globe-trotteurs les plus expérimentés ne sont jamais à l’abri d’une mésaventure. Son récit souligne l’importance de préparer minutieusement ses déplacements, d’avoir toujours un plan B et, surtout, d’écouter son intuition. Aujourd’hui, elle continue de sillonner la planète, mais avec une vigilance accrue. Caracas restera pour elle un souvenir marquant… mais une destination qu’elle ne reverra jamais.
