À 66 ans, elle devient mère de jumeaux : une décision qui a divisé, avant de virer au drame

Publié le 21 juin 2026

Et si l’on pouvait repousser les limites de la maternité ? Maria del Carmen Bousada, une sexagénaire espagnole, a brisé tous les tabous en accueillant des jumeaux à 66 ans. Son parcours, rendu possible par la fécondation in vitro, oscille entre un rêve de mère accompli, une controverse mondiale et une fin tragique.

En 2006, Maria, une retraitée espagnole, a littéralement sidéré son entourage en annonçant une nouvelle incroyable : elle attendait des jumeaux. Mais ce n’était pas le fruit d’un hasard de la nature. Animée par une détermination sans faille, elle a vendu sa maison pour financer un traitement de fécondation in vitro (FIV) aux États-Unis. Pour être acceptée par la clinique de fertilité, elle aurait, selon les informations, menti sur son âge, se rajeunissant de onze ans pour déclarer 55 ans au lieu de 66.

À 66 ans, elle devient mère de jumeaux : une décision qui a divisé, avant de virer au drame

Une grossesse à la retraite qui déchaîne les passions

« Les circonstances m’ont poussée à prendre cette décision. C’était la seule façon de réaliser mon rêve », confiait-elle à l’époque. Son histoire a rapidement fait le tour du monde, déclenchant des débats passionnés sur la maternité tardive. Si certains voyaient en elle un symbole de détermination et d’indépendance, d’autres, y compris au sein de sa propre famille, ont jugé son choix irresponsable et profondément égoïste.

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Un bonheur foudroyé par la maladie

Malgré les critiques, Maria a donné naissance en décembre 2006 à deux garçons en bonne santé, prénommés Christian et Pau. À cet instant, elle devenait officiellement la maman la plus âgée du monde. Mais cette joie a été de courte durée. Six mois seulement après l’accouchement, les médecins lui ont diagnostiqué un cancer des ovaires. « Ce sont encore des bébés, je ne leur ai rien dit. Ils sont trop jeunes pour comprendre », confiait-elle alors. Son état s’est rapidement détérioré, et en 2009, à l’âge de 69 ans, Maria s’est éteinte, laissant ses deux jeunes fils orphelins.

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Le destin des jumeaux après la tempête

Après son décès, la famille de Maria a pris en charge les jumeaux. Son frère, Ricardo, a confié : « Je pense qu’elle a fait cela trop tard… Mais maintenant qu’ils sont là, nous les aimons et nous faisons tout pour eux. » Aujourd’hui, Christian et Pau, qui ont grandi à Cadix, semblent être des enfants bien entourés. Un proche de la famille témoigne : « On s’occupe bien d’eux, et ils sont en pleine forme. »

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Maternité tardive : où placer le curseur entre science et éthique ?

L’histoire de Maria relance un débat sensible : jusqu’à quel âge peut-on avoir des enfants ? Grâce aux avancées médicales, il est désormais possible pour une femme ménopausée d’avoir un enfant via une FIV avec don d’ovocytes. Mais cette possibilité soulève de nombreuses questions : l’enfant risque-t-il de perdre rapidement ses parents ? Peut-on être une bonne mère à un âge avancé ? Les cliniques devraient-elles imposer une limite d’âge stricte ? Maria, elle, est restée convaincue jusqu’au bout d’avoir fait le bon choix : « Chacun devrait pouvoir décider quand il veut devenir parent, sans être limité par la société. »

Une histoire qui pousse à la réflexion

Le parcours de Maria del Carmen Bousada est à la fois inspirant et controversé. Si son désir de maternité force l’admiration, son décès prématuré illustre les risques liés aux grossesses tardives. Finalement, cette histoire nous invite à nous interroger sur les limites de la médecine et de la liberté individuelle. Et vous, pensez-vous qu’il devrait y avoir un âge limite pour devenir parent ?