Cancer et groupes sanguins : ce que révèlent vraiment les dernières études sur les risques

Publié le 15 juillet 2026

Les recherches scientifiques pointent du doigt certains groupes sanguins qui seraient plus exposés à des cancers digestifs. Mais faut-il vraiment s'inquiéter ? Décryptage des données et conseils pour garder le cap sereinement.

Depuis plusieurs années, la communauté scientifique explore les liens entre notre groupe sanguin et notre état de santé général. Parmi les découvertes les plus marquantes, certaines études avancent que trois groupes sanguins spécifiques pourraient être davantage exposés à certains cancers, en particulier ceux touchant l’estomac et le pancréas. De quoi s’alarmer ? Pas nécessairement. Le groupe sanguin n’est qu’un indicateur parmi d’autres. Voici ce que les experts ont mis en lumière et pourquoi il peut être intéressant de connaître le vôtre.

Trois groupes sanguins sous surveillance pour certains cancers

Voici l’une des observations qui intrigue le plus les chercheurs. Plusieurs travaux ont mis en évidence une corrélation entre les groupes sanguins A, B et AB et un risque plus important de développer certains cancers du système digestif.

Les personnes appartenant au groupe AB auraient environ 26 % de risques supplémentaires de développer un cancer de l’estomac par rapport à celles du groupe O. Quant au groupe A, le risque serait accru d’environ 20 %, selon diverses analyses. Ces écarts pourraient s’expliquer par la façon dont notre système immunitaire réagit à la bactérie Helicobacter pylori, qui est connue pour favoriser certaines pathologies gastriques et augmenter les risques de cancer de l’estomac. D’autres mécanismes biologiques sont également à l’étude.

En ce qui concerne le cancer du pancréas, plusieurs recherches indiquent que les personnes des groupes A, B et AB seraient plus touchées que celles du groupe O. Les scientifiques continuent néanmoins leurs investigations pour mieux cerner les processus biologiques en jeu et confirmer le rôle exact du groupe sanguin.

À l’inverse, les personnes du groupe O semblent bénéficier d’une certaine protection dans plusieurs études, avec un risque plus faible de développer ces cancers.

Attention toutefois : ces résultats doivent être interprétés avec prudence. Ils mettent en évidence une association statistique, et non un lien de cause à effet direct.

Le groupe sanguin n’est pas un destin

Aussi intéressants soient-ils, ces résultats ne signifient pas que votre groupe sanguin vous condamne à développer un cancer.

Notre alimentation, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’activité physique, le poids, les antécédents familiaux et l’exposition à certains facteurs environnementaux restent des éléments bien plus déterminants pour notre santé.

Le groupe sanguin constitue donc un indicateur intéressant pour la recherche, mais certainement pas une prédiction de votre état de santé. En revanche, adopter un mode de vie équilibré demeure l’une des meilleures stratégies pour réduire les risques de nombreux cancers.

Petit rappel sur les groupes sanguins

Notre sang se compose de plasma, de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes. Ce qui distingue les groupes sanguins, ce sont les antigènes présents à la surface des globules rouges.

Le groupe A ne possède que les antigènes A, le groupe B uniquement les antigènes B, le groupe AB a les deux, tandis que le groupe O n’en a aucun. À cette classification s’ajoute le facteur Rhésus (Rh), positif ou négatif, ce qui permet de distinguer huit groupes sanguins différents.

Cette information est essentielle lors d’une transfusion sanguine pour éviter toute incompatibilité entre le donneur et le receveur.

Connaître son groupe sanguin reste donc une donnée précieuse, notamment en cas de transfusion. S’il peut aussi aider les chercheurs à mieux comprendre certains mécanismes liés à la santé, il ne permet pas, à lui seul, de prédire le risque de développer un cancer.