Atteintes chacune d’un cancer, cette mère et sa fille s’éteignent à dix heures d’intervalle sans le savoir

Publié le 30 septembre 2026
Atteintes chacune d'un cancer, cette mère et sa fille s'éteignent à dix heures d'intervalle sans le savoir

Cibele, 28 ans, luttait contre un cancer rare des glandes surrénales. Sa maman, Maria Elisabete, combattait un cancer du pancréas. Elles se battaient séparément, dans deux hôpitaux distincts, mais portaient le même courage chevillé au corps. Leur histoire bouleverse : toutes deux ont quitté ce monde à quelques heures d'écart, sans jamais apprendre le départ de l'autre — exactement comme elles l'avaient souhaité.

Deux maladies, deux combats menés de front

Cibele Marchis, Maria Elisabete Nogueira
Credit: Instagram/@cibelemarchiss

Tout a débuté avec le diagnostic bouleversant de Cibele. Sur son compte Instagram, cette jeune Brésilienne de 28 ans avait partagé son parcours avec une sincérité désarmante : * »Il y a un an, j’ai appris que je souffrais d’un cancer rare des glandes surrénales — une tumeur de 10 cm qui avait déjà envahi mon rein. »* Un chemin semé d’obstacles, des examens longtemps négatifs, mais une conviction inébranlable. * »Je n’ai jamais fait fi de ce que je ressentais »*, écrivait-elle. Jusqu’au jour où un scanner a enfin mis des mots sur ses maux.

Près d’un an après cette révélation, c’est sa mère, Maria Elisabete, qui apprend à son tour être atteinte d’un cancer du pancréas. Deux femmes d’une même famille, deux maladies redoutables, deux hospitalisations — dans deux établissements distincts.

Un souhait partagé, profondément humain

Ce qui rend ce récit encore plus déchirant, c’est la décision que mère et fille avaient prise de concert. Toutes deux avaient exprimé un vœu identique : ne pas être informée si l’autre venait à s’en aller en premier. Elles refusaient de porter ce chagrin-là dans leurs derniers moments.

Rowilson Leandro da Costa, cousin de Cibele, l’a révélé au média brésilien G1 : * »Elles en avaient discuté, tantôt en riant, tantôt très sérieusement. Et les choses se sont déroulées exactement ainsi. Aucune n’a appris la nouvelle concernant l’autre. C’est tout simplement bouleversant. »*

Cibele a rendu son dernier souffle le 24 septembre à 16h, à Mogi Guaçu, dans l’État de São Paulo. Maria, hospitalisée ailleurs, l’a rejointe aux alentours de 2h du matin le 25 septembre. Dix heures à peine. Un battement de cœur.

Un père face à l’impensable double deuil

Derrière cette tragédie se tient un homme brisé dans sa douleur : le père de Cibele, l’époux de Maria. Lui qui a perdu, en l’espace d’une seule nuit, à la fois sa fille et sa femme.

* »Il a perdu toute sa famille. Rentrer chez soi pour n’y trouver personne… c’est une douleur immense »*, a sobrement témoigné Rowilson.

Séparées en vie, réunies pour toujours

Malgré leurs hospitalisations dans des établissements différents, Cibele et Maria n’ont finalement été séparées que peu de temps. D’après les médias locaux relayés par UNILAD, leurs funérailles se sont tenues lors d’une unique et même cérémonie. Ensemble jusqu’au dernier instant.

Elles avaient affronté la maladie côte à côte, chacune dans sa chambre, mais le regard et le cœur tournés l’une vers l’autre. Et c’est ensemble qu’elles ont été entourées une ultime fois par tous ceux qui les chérissaient.

L’amour d’une mère pour sa fille — et d’une fille pour sa mère — est de ceux qui traversent tout, même l’inimaginable.