Robby Benson : de la gloire d’Hollywood à une vie choisie avec sagesse
Il fut l'une des figures les plus attachantes du cinéma américain des années 70-80. Mais Robby Benson, bien plus qu'un beau visage romantique, a construit une existence hors du commun — entre batailles médicales courageuses, reconversions artistiques inattendues et choix de vie profondément humains. Retour sur un parcours qui force le respect.
Le jeune prodige qui a su séduire la grande industrie cinématographique
Né en 1956, Robby Benson a rapidement démontré un talent exceptionnel. À tout juste 17 ans, il réalise l’exploit de vendre son premier scénario. Sa trajectoire s’accélère ensuite : il coécrit et incarne le personnage central de *One on One*, qui lui ouvre grand les portes d’Hollywood. Le film *Ice Castles* confirme sa popularité : il s’impose alors comme le visage tendre et romantique que le public et l’industrie s’arrachent.

Pendant que d’autres stars profitaient de la vie festive de Los Angeles, lui choisissait d’écrire, d’explorer la réalisation et de poser des bases solides pour l’avenir. Une réserve naturelle qui révélait beaucoup sur sa personnalité profonde.
Une épreuve médicale traversée avec un courage remarquable
Derrière cette apparence de jeune premier sans accroc se dissimulait pourtant un défi intime considérable. Dès 20 ans, Robby Benson découvre qu’il est atteint d’une malformation cardiaque congénitale. Sa première opération se déroule en 1984. Trois autres interventions suivront au cours des années suivantes.

Chacune de ces épreuves aurait pu l’anéantir. Il en a pourtant extrait une matière précieuse : un ouvrage intitulé *I’m Not Dead…Yet*, dans lequel il livre son vécu avec une sincérité profondément émouvante. Il y évoque notamment la pratique régulière du mouvement — course, natation, activité physique — non comme une performance sportive, mais comme un ancrage vital pour le corps et l’esprit.
Se transformer sans jamais renoncer à créer
Éloigné des tournages physiquement exigeants, Robby Benson a découvert un nouveau terrain d’expression artistique : le doublage. Et pas des moindres. C’est lui qui donne vie vocalement à la Bête dans le célèbre dessin animé Disney *La Belle et la Bête*. Un rôle unique, mais absolument inoubliable.
Sa créativité ne s’est pas arrêtée là. Il a enseigné dans plusieurs universités américaines, partageant son expérience avec de jeunes passionnés, et a signé la mise en scène d’épisodes de séries emblématiques telles que *Friends* ou *Ellen*. La création artistique, quelle que soit sa forme, demeure son carburant essentiel.
Le dépouillement comme véritable richesse
En 2002, Robby Benson prend une décision majeure : il quitte Los Angeles et s’installe avec les siens dans une ferme de Caroline du Nord. La sérénité de la campagne, loin de l’effervescence des studios, ravive son envie d’écrire. Il publie alors *Who Stole the Funny?*, une plongée à la fois tendre et amusante dans les coulisses de la télévision.

Depuis plus de quarante ans, il partage sa vie avec l’actrice et chanteuse Karla DeVito, rencontrée sur les planches. Ensemble, ils ont accompagné leurs deux enfants, Lyric et Zephyr, eux aussi tournés vers l’univers artistique.

À 69 ans, Robby Benson continue de briller — et sa plus grande réussite reste indubitablement la vie qu’il a eu la sagesse de choisir.
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La vraie liberté, c’est peut-être de savoir exactement ce qui compte vraiment.
