Il passe 5 jours dans le coma et en revient avec une conviction qui change tout
Certaines histoires nous arrêtent net. Celle de Gerhard Schug en fait partie. Cet homme, dévasté par la perte de sa fille et accablé de maladies graves, a basculé dans le coma pour cinq jours. Ce qu'il y a vécu — des visions d'une intensité rare, d'une cohérence troublante — allait transformer radicalement son rapport à la vie. Un témoignage qui interroge, émeut, et force à réfléchir.
Un homme que la vie avait mis à genoux
Pour saisir la portée de cette expérience, il faut d’abord connaître le parcours de Gerhard Schug. Cet homme a traversé des épreuves que beaucoup d’entre nous ne pourraient supporter. En 2019, il perd sa fille aînée, Tanja, emportée brutalement par une embolie pulmonaire. Un deuil impossible à surmonter. Comme si cela ne suffisait pas, il cumule de lourds problèmes de santé : la maladie de Parkinson, des atteintes vertébrales, sans oublier des complications cardiaques et pulmonaires.
Brisé par le chagrin et épuisé physiquement, Gerhard glisse progressivement vers une dépression sévère. Dans une interview accordée à Thanatos TV, relayée par le *Mirror*, il confie : *« Elle me manquait terriblement. Je ne voulais plus être là, je me sentais seul et oublié de tous. »* C’est dans cet état de fragilité totale qu’il se retrouve hospitalisé en soins intensifs, avant de sombrer dans le coma.
Des images venues d’ailleurs, d’une précision saisissante
Durant ces cinq jours, Gerhard ne croise ni lumière blanche ni paysage serein. Son expérience prend une toute autre direction. Il décrit avec une netteté déconcertante un univers sombre et majestueux : *« Il y avait un immense palais fait de pierre grise, avec un toit élancé rappelant l’architecture asiatique. Et au centre, un trône plat, comme taillé dans un bloc de roche brute. »*
Dans ce cadre austère, il est témoin de scènes qui le glacent. Des barques amarrées le long d’un appontement, des silhouettes conduites les unes après les autres vers ce trône imposant. Il observe, pétrifié, sans pouvoir intervenir. *« J’étais au cœur de tout cela. Ce n’est pas ma présence qui m’effrayait — c’est ce qui se déroulait autour de moi. »*

Les détails qu’il rapporte sont frappants : des pattes de lion sculptées dans la pierre, un grondement sourd et oppressant qui envahit tout l’espace, une atmosphère pesante et étouffante. Une vision complète, cohérente, gravée dans sa mémoire comme si elle datait d’hier.
Un réveil porteur d’une nouvelle vision de l’existence
Au terme de ces cinq jours, Gerhard rouvre les yeux. Et quelque chose, en profondeur, a changé. L’homme qui souhaitait mourir contemple désormais la vie avec un regard radicalement neuf.
*« J’avais la certitude absolue que la vie m’avait été offerte et que je n’avais aucun droit de l’abandonner. Parce que si je le faisais, je me retrouverais exactement là où je refuse d’être — loin de ma fille. »*
La lumière au seuil de la mort enfin expliquée 🕯️ 👉 https://t.co/kHJDZLjfrC pic.twitter.com/w079G7hmnm
— Marie France (@mariefrancemag) November 30, 2025
Cette expérience extraordinaire lui a apporté ce que rien d’autre n’avait pu lui donner : une raison profonde de continuer. Lui qui traversait l’une des périodes les plus noires de sa vie a trouvé, au fond du coma, une certitude inébranlable : chaque instant mérite d’être vécu, même les plus difficiles.

Désormais habité par la conviction qu’une vie succède à celle-ci, Gerhard Schug a pris une décision simple, mais d’une force rare : celle de vivre, entièrement, jusqu’au dernier souffle.
C’est parfois en touchant le fond qu’on redécouvre l’envie de remonter vers la surface.
