Jonathann Daval en prison : travail, métamorphose physique et point sur sa situation judiciaire
Condamné à 25 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Alexia, Jonathann Daval purge actuellement sa peine au centre pénitentiaire d'Ensisheim. Entre routine de travail bien établie, transformation corporelle spectaculaire et procédures judiciaires qui se referment, que sait-on vraiment de sa vie derrière les barreaux aujourd'hui ? Voici un tour d'horizon complet de sa situation actuelle.
Un quotidien carcéral bien rodé, entre travail et sport
Après avoir été placé à l’isolement à la maison d’arrêt de Dijon, Jonathann Daval a intégré l’établissement d’Ensisheim en mai 2021. C’est là qu’il a progressivement trouvé ses marques. Sa mère, Martine Henry, a décrit ce quotidien dans son ouvrage *Moi, maman de Jonathann*, publié en 2022.
Elle y explique que son fils occupe ses journées par le travail, de 7h à 11h30 le matin, puis de 13h30 à 16h30 l’après-midi. Sa mission consiste à assembler des bobines de rallonges électriques, une activité qui lui permettrait de gagner environ 600 euros mensuels. Une partie de cette somme est reversée aux parties civiles, le reste étant mis de côté en vue de sa future réinsertion.
Le sport tient également une place de premier plan dans ses journées. Selon les surveillants pénitentiaires ainsi que son avocat, Maître Randall Schwerdorffer, Jonathann Daval est unanimement présenté comme un détenu exemplaire.

Une métamorphose physique qui a frappé les esprits
C’est lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Besançon, en mai 2024, que le changement a sauté aux yeux. Plus trace du regard fuyant ni de la silhouette discrète que l’on avait vue au procès de Vesoul. L’ancien technicien informatique est apparu visiblement musclé, avec une assurance nouvelle et une présence bien différente.
* »Physiquement, il s’est totalement transformé. Il s’est très bien exprimé »*, a rapporté son avocat à l’issue de l’audience. Maître Schwerdorffer évoque un * »parcours exemplaire »* nourri de * »vraies remises en question »*. La pratique intensive du sport en détention semble avoir été au cœur de cette évolution remarquable.
Le volet judiciaire complémentaire désormais clos
Parallèlement à sa détention, Jonathann Daval a eu à répondre d’une autre affaire. Il était mis en cause pour * »dénonciation calomnieuse »* : durant l’instruction, il avait faussement impliqué son beau-frère Grégory Gay dans la mort d’Alexia. Les parents de la victime réclamaient 60 000 euros de dommages et intérêts.
En avril 2024, le tribunal correctionnel de Besançon l’a relaxé, considérant que ses déclarations relevaient de l’exercice de sa défense. La famille a fait appel, mais la cour d’appel de Besançon a rendu sa décision définitive le 13 juin 2025 : la relaxe est confirmée.
Ce chapitre judiciaire est désormais définitivement tourné.
À partir de quand une libération conditionnelle serait-elle envisageable ?
Sa peine est assortie d’une période de sûreté de douze ans et demi. En tenant compte de sa détention provisoire, débutée en janvier 2018, Jonathann Daval pourrait théoriquement solliciter un aménagement de peine vers 2030, et envisager une libération conditionnelle autour de 2035 — sous conditions de réinsertion prouvée, de suivi médical et d’un avis favorable du juge d’application des peines.
L’une des pages les plus sombres de la chronique judiciaire française continue, malgré tout, d’écrire lentement sa suite.
