En plein vol, le copilote perd connaissance : l’équipage garde le cap

Publié le 2 novembre 2026
En plein vol, le copilote perd connaissance : l’équipage garde le cap

Un Airbus A321neo reliant Göteborg à Gdańsk poursuit son vol à plus de 10 000 mètres lorsqu’un malaise digestif frappe le copilote. Rapidement, son état s’aggrave et il perd connaissance. Le commandant se retrouve seul aux commandes, tandis que l’équipage se mobilise en cabine. Ce jour-là, un appel Mayday, une organisation précise et un sang-froid collectif ont permis de ramener l’appareil à bon port.

Un inconfort digestif qui change la donne

Ce jour-là, l’Airbus A321neo du vol W6-1736 relie Göteborg, en Suède, à Gdańsk, en Pologne. À près de 10 700 mètres d’altitude, rien ne laisse présager le moindre problème. Le copilote commence pourtant à ressentir une gêne digestive. Incommodé, il sort du poste de pilotage pour rejoindre les toilettes. Son état se dégrade rapidement : il perd connaissance. En cabine, les membres d’équipage lui viennent en aide. Aux commandes, le commandant se retrouve désormais seul.

Le copilote d

© YAKOBCHUK VIACHESLAV / Shutterstock

Mayday : un signal de détresse décisif

Pour les passagers, la situation demeure sans doute invisible. Le commandant, lui, doit à la fois piloter l’appareil et faire face à l’urgence médicale. Il décide alors de lancer un « Mayday », l’appel international qui signale un besoin d’assistance prioritaire. Grâce à lui, le contrôle aérien peut faciliter la trajectoire et préparer l’arrivée au sol. L’avion se trouve à environ 74 kilomètres du point où la descente aurait dû débuter. Malgré l’urgence, le commandant choisit de poursuivre vers la destination prévue.

Un atterrissage prioritaire parfaitement géré

Un membre du personnel de cabine rejoint le cockpit et prend place à l’endroit habituellement occupé par le copilote. Sa présence ne remplace pas un pilote, mais elle permet au commandant de ne pas rester isolé. Environ trente minutes après l’alerte, l’Airbus A321neo se pose sur la piste 29 de l’aéroport de Gdańsk. L’atterrissage se déroule sans incident. Aucun souci technique n’est signalé : toute l’urgence concerne la santé du copilote.

Une équipe unie, un dénouement apaisé

À bord, les voyageurs n’ont probablement pas perçu tout ce qui se jouait dans le poste de pilotage. C’est pourtant là que le professionnalisme de l’équipage révèle toute son importance. Le commandant maintient le cap, les hôtesses et stewards s’occupent du copilote, tandis que le contrôle aérien prépare l’arrivée. Chacun assume son rôle, sans agitation inutile. Résultat : l’avion se pose normalement et les secours sont déjà prêts au sol. Une organisation discrète pour la plupart des passagers, mais précieuse lorsque la situation bascule.

Un bilan rassurant

Une fois au sol, les secours prennent en charge le membre d’équipage. Il est conduit à l’hôpital pour des examens. À ce stade, les causes exactes de son malaise et les résultats des analyses ne sont pas connus. La commission polonaise d’enquête sur les accidents aériens, la PKBWL, poursuit ses investigations. Cette mésaventure rappelle surtout que, même lorsque l’appareil fonctionne parfaitement, la réactivité de l’équipage peut tout changer. Un vol peut être perturbé par un imprévu médical, puis se terminer en douceur grâce à un sang-froid collectif.

Garder son calme, c’est aussi une façon de veiller sur les autres.