Crash du Learjet 60 : le dernier message de la copilote envoyé dix minutes avant la catastrophe
Avant que le Learjet 60 ne s'écrase près de West Palm Beach, la copilote Nathalia Gadelha avait pris contact avec son compagnon Justin pour lui signaler des conditions de vol alarmantes. Ce message, envoyé une dizaine de minutes avant le drame, constitue aujourd'hui l'un des rares témoignages directs sur ce que traversait l'équipage dans les instants précédant l'accident.
Un échange avec son compagnon peu avant le crash
L’avion reliait Austin, au Texas, à North Eleuthera, aux Bahamas, quand la météo a commencé à se dégrader sérieusement. D’après les proches de Nathalia, la jeune femme a envoyé un message à son compagnon Justin environ dix minutes avant l’accident. Elle lui faisait part des difficultés rencontrées à bord, évoquant des turbulences et la présence de givre sur l’appareil.

C’est Thiago Corteleti, le beau-père de la copilote, qui a révélé ces informations au New York Post. Selon lui, le message aurait été envoyé aux alentours de 12h40, soit une dizaine de minutes avant le crash. Nathalia y aurait écrit : « J’ai des turbulences, j’ai du givre. »
Une météo particulièrement difficile ce jour-là
Le contenu du message de Nathalia concorde avec les premières informations recueillies sur ce vol. Des précipitations importantes et des conditions atmosphériques dégradées auraient rendu la traversée particulièrement éprouvante. L’équipage aurait par ailleurs sollicité le contrôle aérien afin d’obtenir une modification d’altitude, dans l’espoir de trouver des conditions moins dangereuses.

Ces démarches n’ont pas suffi à éviter le pire. L’appareil a amorcé une descente rapide et incontrôlée, plaçant l’équipage en situation d’urgence. Le Learjet 60 s’est finalement écrasé à proximité d’un quartier résidentiel de West Palm Beach.
Des communications radio qui révèlent la tension à bord
Une partie des échanges radio entre l’avion et les contrôleurs aériens a été rendue publique. Ces enregistrements traduisent clairement l’état de tension qui régnait dans le cockpit. L’une des voix entendues a été attribuée à Nathalia, sans toutefois que cette identification soit officiellement confirmée.

Un extrait audio dans lequel un homme prononce une prière a également circulé. Certaines sources ont suggéré qu’il s’agirait du commandant de bord, Jeff Gregory, 55 ans, sans que cela soit formellement établi à ce jour.

L’avion comptait neuf personnes à son bord, parmi lesquelles l’entrepreneur du secteur technologique Adam Robinson, 44 ans, son épouse Helen, leurs deux enfants ainsi que deux amis du couple.
Le parcours d’une jeune pilote hors du commun
Nathalia Gadelha avait décroché son brevet de pilote privé à l’âge de 17 ans, encore lycéenne. À seulement 20 ans, elle cumulait plus de 1 300 heures de vol et exerçait comme copilote sur des jets privés. Son compagnon Justin était lui aussi titulaire d’une licence de pilote, une passion commune qui les unissait.

Une enquête toujours en cours
Les enquêteurs devront éplucher les boîtes noires, les données météorologiques, les enregistrements des communications et les caractéristiques techniques du Learjet 60 pour établir les causes précises de l’accident. Le givrage, en particulier, peut altérer considérablement les performances d’un aéronef selon son intensité et sa localisation sur l’appareil.

Aucune conclusion officielle n’a encore été rendue publique. L’enquête demeure ouverte, et le dernier message de Nathalia reste l’un des témoignages les plus poignants sur ce que vivait l’équipage dans les ultimes minutes avant la catastrophe.
