À 39 ans, son cancer du côlon aurait pu être détecté plus tôt : le symptôme qu’elle a ignoré
Entre le quotidien chargé et l'envie de croire que tout va s'arranger, il est si facile de passer à côté des signaux d'alarme que notre corps nous envoie. Le récit poignant de Krystal Maeyke, une jeune maman de 39 ans, nous rappelle l'importance vitale d'être à l'écoute de soi, même lorsque la vie va à cent à l'heure.
Un mode de vie équilibré, mais des alertes corporelles

Krystal, une jeune mère australienne dynamique et sportive, avait l’impression de tout bien faire. Son quotidien était rythmé par une alimentation saine, une activité physique régulière et une énergie à toute épreuve. Pourtant, des douleurs lancinantes ont commencé à se manifester dans son abdomen. Sur le moment, elle a mis cela sur le compte d’une simple intolérance ou d’un dérèglement digestif sans gravité. Les premiers contrôles médicaux n’ayant rien révélé d’anormal, elle a tenté de poursuivre sa vie comme avant.
Mais l’inconfort persistait, devenant parfois si aigu qu’elle devait s’allonger pour le supporter. Elle essayait de l’aposer avec une bouillotte, convaincue qu’il s’agissait d’un trouble passager et bénin.
Le signal d’alarme qu’elle aurait dû écouter

Avec le recul, Krystal réalise qu’un signe aurait dû retenir toute son attention : des douleurs abdominales récurrentes, totalement inhabituelles pour elle, qui ont résisté à tous ses efforts pour les faire disparaître.
Une gêne qui s’installe dans la durée, surtout si elle s’aggrave ou entrave vos activités habituelles, mérite toujours une investigation plus poussée. Lorsqu’un symptôme perdure plusieurs semaines sans s’améliorer, il est crucial de ne pas laisser tomber et de réinterroger un professionnel de santé.
Dans son cas, des analyses plus approfondies ont malheureusement diagnostiqué un cancer colorectal déjà à un stade avancé.
D’autres indices qu’elle a mis de côté
Au-delà des douleurs, Krystal était sujette à des sueurs nocturnes très intenses. Elle se réveillait en nage, obligée de changer de pyjama et parfois de draps. Elle attribuait cela à une chambre trop chauffée ou au stress de la vie de famille, sans y voir un lien potentiel avec un problème de santé.
Pourtant, des sueurs nocturnes inexplicables, une fatigue qui ne passe pas avec le repos ou des changements durables dans le transit intestinal peuvent faire partie des symptômes du cancer colorectal ou d’autres affections sérieuses qui nécessitent un avis médical.
L’idée n’est pas de sombrer dans l’inquiétude à la moindre petite chose, mais d’apprendre à être attentive à ce qui s’écarte durablement de votre normalité.
Pourquoi fermons-nous les yeux sur ces signes ?
Le rythme effréné de nos vies nous pousse souvent à prioriser les besoins des autres avant les nôtres. Nombreuses sont les femmes, et particulièrement les mamans, à repousser sans cesse leurs propres rendez-vous chez le médecin.
On se rassure en cherchant des explications simples, on espère que ça va finir par passer tout seul. Cependant, quand un symptôme :
- traîne en longueur sur plusieurs semaines,
- devient plus intense avec le temps,
- ou s’accompagne d’autres modifications corporelles étranges,
il est sage de retourner consulter. Demander un second avis n’est jamais un signe de défiance, mais une démarche prudente et responsable envers sa propre santé.
Un témoignage pour éveiller les consciences
Aujourd’hui, Krystal partage son histoire dans un but précis : ouvrir les yeux d’autres femmes. Son intention n’est pas de semer la panique, mais d’encourager à ne plus banaliser une douleur tenace ou un changement qui perdure.
Le cancer colorectal peut toucher des personnes jeunes, même en l’absence de facteurs de risque évidents. La prévention, une consultation rapide et des examens ciblés peuvent radicalement changer la donne en matière de prise en charge.
Prendre un rendez-vous, poser toutes ses questions, insister pour des examens complémentaires si le doute subsiste : ces gestes, qui peuvent sembler anodins, ont parfois un impact décisif.
Au milieu du tourbillon des obligations professionnelles et familiales, notre bien-être ne devrait jamais être relégué au dernier rang.
S’écouter vraiment n’est pas de l’égocentrisme ou de l’anxiété mal placée. C’est une forme essentielle de bienveillance envers soi-même, et un cadeau pour ceux qui tiennent à nous.
