Ce problème arithmétique a l’air d’un jeu d’enfant… Pourtant, il trompe la majorité d’entre nous !

Publié le 11 février 2026

Une simple addition, une réponse qui paraît évidente… et pourtant, les avis s'opposent. Ce test met en lumière un biais courant de notre cerveau, qui nous pousse à la faute par excès de confiance. Découvrez pourquoi vous avez probablement donné la mauvaise réponse et comment éviter ce piège à l'avenir.

Un exercice trompeur de simplicité

Voici l’opération qui fait débat :

1000 + 40 + 1000 + 30 + 1000 + 20 + 1000 + 10

Notre esprit, en quête d’efficacité, a tendance à regrouper les chiffres les plus imposants. Le réflexe est presque automatique : on additionne rapidement les quatre milliers pour obtenir 4 000, puis on estime le reste à « environ mille ». C’est ainsi que la réponse « 5 000 » fuse, avec une assurance souvent déconcertante.

Mais c’est précisément à ce moment-là que l’illusion se brise. Ce raccourci mental, si pratique au quotidien, nous conduit droit dans le mur.

Le phénomène de la surcharge cognitive en cause

Cette erreur si répandue trouve son explication dans un concept de psychologie : la surcharge cognitive. Face à une répétition (ici, le chiffre 1000), notre cerveau cherche à économiser de l’énergie. Il catégorise, il simplifie, et il a tendance à minimiser l’importance des éléments qu’il juge secondaires.

Les valeurs 40, 30, 20 et 10 sont ainsi reléguées au second plan, alors que leur somme est parfaitement définie : 100. Dans notre hâte, nous faisons une approximation grossière au lieu d’un calcul exact.

La clé pour trouver la solution juste

La méthode infaillible est pourtant d’une banalité confondante : il suffit de procéder avec rigueur, étape par étape, sans chercher à anticiper le résultat. Imaginez que vous guidez quelqu’un pour la première fois.

Suivez ce cheminement logique :
1000 + 40 = 1040
1040 + 1000 = 2040
2040 + 30 = 2070
2070 + 1000 = 3070
3070 + 20 = 3090
3090 + 1000 = 4090
4090 + 10 = 4100

Le total correct est donc bel et bien 4 100, et non pas 5 000.

Notre rapport à la vitesse nous dessert

Ce petit défi en dit long sur notre époque. Nous sommes conditionnés pour aller vite, à tout prix. Avec des outils de calcul omniprésents, notre esprit s’autorise des approximations qu’il paie parfois cash.

Le calcul mental réclame l’exact opposé : une pause, une méthode claire et une concentration minimale. Ralentir n’est pas un signe de lenteur, mais bien une marque d’intelligence et de précision.

Prendre du recul pour mieux avancer

Une autre piste consiste à adopter une vue d’ensemble avant de se plonger dans les détails. Observer la suite des nombres dans son intégralité permet de repérer les motifs et d’éviter les automatismes fallacieux.

C’est une façon simple de se murmurer : « Stop. Regardons d’abord. » Cette micro-pause cognitive fait souvent toute la différence.

Faire du bien à ses neurones, c’est possible

Voici une excellente nouvelle : notre cerveau adore ce type de gymnastique. Plus on le sollicite avec des énigmes et des défis, plus il affine ses capacités d’analyse et d’attention. À l’image d’un muscle, il se développe et se tonifie avec un entraînement régulier.

Les jeux de logique, les casse-têtes et les exercices de calcul ne sont pas que des passe-temps. Ils stimulent la concentration, entretiennent la mémoire et aiguisent l’esprit, le tout sur un mode ludique et agréable.

Une leçon qui va au-delà du calcul

Cette opération n’est pas qu’un simple divertissement. Elle agit comme un miroir, révélant nos réflexes conditionnés, notre confiance excessive dans l’intuition et notre difficulté à ralentir.

Elle nous rappelle surtout une vérité fondamentale : même devant une tâche anodine, un peu de méthode et d’attention prévaut sur la précipitation. La prochaine fois que vous rencontrerez un piège du cerveau, faites une pause, respirez, décomposez le problème… et laissez votre raisonnement faire son travail, en toute sérénité.