47 000 euros d’aides par an pour une famille nombreuse : le chiffre qui relance la polémique sur les prestations sociales

Publié le 28 juin 2026

Une mère britannique de 34 ans, mère de douze enfants et enceinte d’un treizième, a révélé le montant annuel des allocations qu’elle touche. Une somme qui avoisine les 47 000 euros, et qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux, où beaucoup dénoncent un système jugé trop généreux.

Cheryl Prudham, 34 ans, ne passe décidément pas inaperçue. Surnommée outre-Manche « la reine des allocations », cette mère au foyer attend aujourd’hui son 13ᵉ enfant. Selon ses propres déclarations, elle perçoit chaque année près de 47 000 euros de prestations sociales pour subvenir aux besoins de son foyer. Un chiffre qui, à première vue, peut paraître vertigineux, mais qui mérite d’être relativisé. Rapporté au mois, cela représente environ 4 000 euros, soit à peu près 350 euros par enfant.

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Un montant qui déchaîne les passions

Malgré ces précisions, la jeune femme essuie de vives critiques, notamment sur l’usage qu’elle fait de cet argent. Pour le sixième anniversaire de son fils, elle a ainsi offert un quad d’une valeur de 500 euros, portant le coût total de la fête à 1 300 euros. Une dépense qui a fait grincer des dents : beaucoup estiment qu’il ne s’agit pas là d’une utilisation raisonnable des deniers publics.

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Un modèle d’allocations bien différent du système français

Ce qui choque particulièrement dans cette affaire, c’est le fonctionnement même des allocations familiales britanniques, qui diffère radicalement du système français. Au Royaume-Uni, chaque famille reçoit un montant forfaitaire, indépendamment de ses revenus. La somme est de 21,15 livres sterling (environ 24 euros) pour l’aîné ou l’enfant unique, et de 14 livres (environ 16 euros) par enfant supplémentaire.

En France, en revanche, le calcul des aides est indexé sur les revenus déclarés à l’administration fiscale. La Caisse d’Allocations Familiales (CAF) prend en compte l’intégralité des ressources du foyer — salaires, allocations chômage, pensions ou autres revenus. Le montant perçu varie donc fortement d’une famille à l’autre en fonction de sa situation financière. Si Cheryl Prudham vivait en France, elle bénéficierait sans doute aussi d’un soutien financier conséquent, bien que soumis à des plafonds de ressources. Mais ce qui indigne le plus les Britanniques, ce n’est pas tant la somme en elle-même que l’attitude provocatrice de la jeune femme face aux critiques.

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Une réponse qui ne passe pas

Loin de chercher à apaiser la controverse, Cheryl Prudham assume pleinement son mode de vie. Interrogée sur une éventuelle culpabilité à percevoir autant d’allocations, sa réponse est sans appel : « Mes enfants ont été créés dans ce but, pourquoi ne pourrais-je pas en profiter ? » Une déclaration qui attise encore davantage le débat. Face aux accusations et aux titres cinglants des tabloïds, la jeune mère affiche une indifférence totale, convaincue de n’avoir rien à se reprocher. Quoi que l’on pense de son cas, il met en lumière les tensions récurrentes autour des aides sociales au Royaume-Uni et la perception souvent controversée de leur utilisation.