Cancer du sein : sa fille installe des caméras et révèle les maltraitances de son mari

Publié le 8 octobre 2026
Cancer du sein : sa fille installe des caméras et révèle les maltraitances de son mari

Recevoir un diagnostic de cancer en stade quatre est déjà une épreuve insurmontable. Mais imaginez qu'à cette souffrance s'ajoute la violence de celui qui devrait vous protéger. C'est ce qu'a vécu cette femme britannique, dont le mari profitait de sa fragilité pour la maltraiter. Ce sont des caméras de surveillance, posées avec courage par sa propre fille, qui ont permis de faire éclater la vérité au grand jour.

Quand la maladie devient un terrain fertile pour les violences

En novembre 2023, cette Britannique apprend qu’elle souffre d’un cancer du sein à un stade avancé, le stade quatre. Affaiblie par la chimiothérapie, elle dépend alors entièrement de son entourage. Chaque attention compte. Mais tandis que son état de santé se dégradait, son mari, Keith Foster, sombrait progressivement dans l’alcool et d’autres substances. Ce glissement a engendré des comportements de plus en plus erratiques et menaçants au sein même du foyer familial.

D’après les éléments portés à la connaissance du tribunal de Liverpool, Foster aurait multiplié les intimidations physiques envers son épouse, l’aurait insultée à de nombreuses reprises et lui aurait même refusé l’accès à leur propre domicile. Un soir, à son retour d’un voyage à Londres qu’il réprouvait, elle se serait retrouvée sous la pluie, seule dehors. Peu à peu, une atmosphère de terreur s’était infiltrée dans ce qui aurait dû rester un espace de sécurité et de tendresse.

Keith Foster outside Liverpool Crown Court

Sa fille prend les choses en main grâce à des caméras de surveillance

Alertée par des comportements de plus en plus alarmants, la fille de la victime a décidé d’agir. Elle a commencé par placer une caméra dans sa chambre, avant que sa mère n’en installe plusieurs autres dans la sienne, dans le salon et dans la cuisine. Un geste simple, mais qui allait changer le cours des événements.

Les enregistrements obtenus se sont révélés particulièrement accablants. On y aperçoit Foster en train d’introduire un liquide suspect dans des bouteilles d’eau et divers récipients dans la cuisine. La belle-fille avait d’ailleurs signalé un goût inhabituel dans son café, accompagné d’une sensation de malaise après l’avoir consommé. Cette fois, les preuves étaient capturées, visibles, indéniables.

CCTV was set up and caught his abuse

Des aveux devant les preuves et une condamnation qui interroge

En janvier dernier, les forces de l’ordre sont intervenues au domicile du couple. Interpellé, Foster a dans un premier temps contesté les faits qui lui étaient reprochés. Mais confronté aux images vidéo, il a finalement reconnu sa culpabilité pour comportement coercitif ainsi que pour deux chefs d’accusation relatifs à l’administration de substances dangereuses.

Sa défense a invoqué une incapacité à gérer ses émotions face au cancer de son épouse, expliquant qu’il avait « décroché » de la réalité. Des arguments que son propre avocat a admis ne constituer en aucun cas une excuse valable. Le juge lui a clairement signifié qu’il avait de bonnes raisons d’éprouver de la « honte ».

Foster a finalement été condamné à trois ans d’emprisonnement avec sursis, accompagnés d’une période de mise à l’épreuve de dix-huit mois et d’un suivi comportemental encadré. Une sentence qui a profondément ému les enfants de la victime. Dans sa prise de parole, l’ex-femme a confié que ces violences avaient considérablement alourdi le fardeau de son corps déjà éprouvé, au moment même où elle avait le plus besoin de sérénité et de soutien.

Même plongée dans les profondeurs de l’obscurité, la vérité trouve toujours son chemin vers la lumière.