Votre façon de résoudre cette illusion d’optique dévoile votre processus mental

Publié le 26 décembre 2025

Une image anodine d'un jean déchiré suscite un vif débat en ligne. Cette expérience visuelle, loin d'être un simple divertissement, offre un éclairage saisissant sur les mécanismes de notre perception. Voyez ce que votre interprétation personnelle révèle sur votre logique et votre approche cognitive.

Un test d’observation bien plus profond qu’il n’en a l’air

Image d'un short en jean avec des déchirures aux genoux

Texte Image : Le nombre de trous dans ce short détermine si vous êtes narcissique : A) 2 trous

  1. B) 5 trous
  2. C) 7 trous
  3. C) 9 trous

À première vue, l’énigme paraît d’une simplicité désarmante : combien de trous distinguez-vous sur ce short ? La réponse fuse, presque par réflexe : deux. Les deux larges accrocs bien visibles sur les genoux, et c’est tout. C’est la réaction spontanée, celle qui s’en tient à l’évidence et ne cherche pas midi à quatorze heures.

Pourtant, il suffit d’une petite remarque lancée dans une conversation pour tout chambouler : « Et l’ouverture à la taille ? Et les jambes ? » D’un coup, notre vision change. On passe d’un simple coup d’œil à une véritable inspection.

Notre cerveau adore parfois se compliquer la vie

Illustration schématique d'un cerveau en train d'analyser

En y regardant de plus près, un nouveau calcul, plus rigoureux, s’impose :

  • Les deux déchirures majeures,
  • Les deux emplacements pour les jambes,
  • L’ouverture au niveau de la ceinture pour l’enfiler.

Cela nous amène à un total de cinq orifices. Une conclusion qui semble plus raisonnée, plus méthodique, et qui apporte une petite satisfaction, un peu comme lorsque l’on trouve la solution à un problème du quotidien.

Mais certaines personnes vont encore plus loin dans la réflexion. Elles se posent la question de savoir si chaque déchirure perce complètement le tissu. Si c’est le cas, chaque accroc pourrait alors compter pour deux ouvertures distinctes : une sur l’avant, une sur l’arrière. Le total grimpe alors à sept, voire neuf selon les interprétations. C’est exactement à ce moment-là que le test devient fascinant et révèle toute la complexité de notre perception.

La signification (bienveillante) derrière votre réponse

Jeune homme réfléchissant intensément, le menton posé sur sa main

Loin d’être un jugement sur votre personnalité, comme un titre un peu accrocheur pourrait le suggérer, cette énigme agit surtout comme un miroir de votre façon préférée de raisonner.

Si votre réponse est 2, vous êtes plutôt intuitif. Vous captez l’essentiel rapidement et vous fiez à votre première impression. Une qualité incroyable pour trancher vite, même si elle peut parfois vous faire passer à côté de certains détails.

Si vous avez opté pour 5, vous avez l’âme d’un analyste. Vous aimez prendre le temps de décortiquer une situation, d’en explorer les différentes composantes avec méthode. Les énigmes et les défis logiques sont votre terrain de jeu.

Si vous êtes arrivé à 7 ou 9, votre esprit est du genre explorateur et technique. Vous creusez les sujets, vous envisagez toutes les éventualités, comme si vous démontiez mentalement un objet pour en saisir le mécanisme. Une approche précieuse pour venir à bout de problèmes complexes.

Aucune de ces réponses n’est meilleure qu’une autre, et aucune ne définit qui vous êtes de manière absolue.

Les ingrédients cachés du succès viral de cette photo

Si ce simple short a envahi les réseaux sociaux, ce n’est pas un hasard. Il combine tous les éléments d’un contenu parfaitement « partageable » :

  • Il métamorphose une observation ordinaire en un défi personnel,
  • Il titille notre ego et notre conviction d’avoir raison,
  • Il génère immédiatement des débats et des divergences d’opinion,
  • Et surtout, il donne une envie irrésistible de défendre son propre point de vue.

Résultat : on commente, on partage, on discute… et le phénomène s’auto-entretient.

Au final, le chiffre auquel vous êtes parvenu importe peu. Ce petit exercice nous offre surtout une belle leçon : il nous rappelle à quel point notre esprit est fier de ses propres déductions, et combien il est sain – et souvent amusant – d’accepter qu’une même réalité puisse être perçue de multiples manières.