Sonia Mabrouk face à Zemmour : la vérité bouleversante derrière les prénoms de ses enfants

Publié le 23 octobre 2026

Lors d'un débat sur BFMTV, Sonia Mabrouk a interpellé Éric Zemmour sur une question qui la touche directement : ses enfants s'appellent Soraya et Ismaël. Ce qui aurait pu rester un simple accrochage télévisé s'est transformé en un moment d'une intensité rare, révélant derrière un prénom une histoire familiale profondément intime et émouvante.

Quand l’invité répond à la journaliste avec une franchise qui fait mal

Maman de Soraya et d’Ismaël, Sonia Mabrouk a choisi d’interroger son invité sur un terrain très personnel. Elle lui a demandé franchement si attribuer à ses enfants des prénoms absents du calendrier chrétien constituait, à ses yeux, un manque de respect envers la France. Éric Zemmour n’a pas hésité : * »Je le pense vraiment. »*

La journaliste n’a pas encaissé la réponse sans broncher. Elle a porté une autre vision, celle que partagent des millions de familles françaises : un prénom peut être choisi pour des raisons familiales très profondes tout en coexistant avec un attachement sincère à son pays. Les deux ne sont pas incompatibles. Éric Zemmour lui a d’abord concédé ce point, avant de l’accuser de confondre deux questions distinctes. Un désaccord qui dit beaucoup : les deux protagonistes n’accordent tout simplement pas la même signification au choix d’un prénom.

Soraya : bien plus qu’un prénom, un hommage à une maman

Ce que le grand public ignorait à cet instant, c’est que Soraya n’est pas un prénom choisi par hasard. C’est celui de la mère de Sonia Mabrouk, décédée en octobre 2022. En le transmettant à sa fille, la journaliste a voulu prolonger sa mémoire au quotidien, créer un fil invisible reliant trois générations d’une même famille. Elle l’avait elle-même confié à TV Magazine en septembre 2024, peu de temps après la naissance de son enfant.

C’est cette réalité intime que Sonia Mabrouk a portée face à son invité. Derrière chaque prénom considéré comme « étranger », peut se cacher un hommage, une continuité, une manière de maintenir vivante la trace de quelqu’un qu’on a aimé. Une vérité que le format des débats télévisés ne laisse que rarement l’espace de développer vraiment.

L’affaire Hapsatou Sy : une blessure similaire, quelques années plus tôt

Cet échange a immédiatement ravivé le souvenir d’une controverse antérieure. En septembre 2018, lors d’un enregistrement des *Terriens du dimanche* sur C8, Éric Zemmour avait déclaré que le prénom d’Hapsatou Sy représentait une insulte à la France, allant jusqu’à suggérer que sa mère aurait dû la nommer Corinne. Ces déclarations lui ont coûté une condamnation confirmée en appel par la cour d’appel de Paris le 28 mars 2024, accompagnée d’une amende de 4 000 euros pour injure à caractère raciste.

Ces deux confrontations, espacées de plusieurs années, soulèvent pourtant la même interrogation fondamentale : qui détient la légitimité de définir ce qu’est un « bon » prénom français ? Et à partir de quel moment une histoire familiale cesse-t-elle d’être reconnue comme valable par certains ?

Une femme dont l’identité dépasse largement la question des prénoms

Née à Tunis, Sonia Mabrouk a construit un parcours riche et varié, ayant notamment enseigné à l’IHEC de Carthage avant d’embrasser une carrière journalistique en France. Son identité ne saurait se réduire ni à ses origines, ni aux prénoms qu’elle a choisis pour ses enfants. Ce qu’elle a défendu ce soir-là sur BFMTV, c’est avant tout le droit de transmettre son histoire sans devoir prouver son amour pour la France.

Un prénom porte toujours bien plus de vie qu’on ne l’imagine.