Infarctus et AVC évitables dans 80 % des cas : ce que dit la prévention cardiovasculaire

Publié le 5 novembre 2026
Infarctus et AVC évitables dans 80 % des cas : ce que dit la prévention cardiovasculaire

Un cardiologue le dit sans détour : l'infarctus du myocarde et l'accident vasculaire cérébral ne sont pas, dans la grande majorité des cas, une fatalité. Environ huit fois sur dix, ces événements graves pourraient être prévenus. En cause, des modes de vie qui jouent un rôle déterminant, et des habitudes sur lesquelles il est possible d'agir bien avant que le pire ne survienne.

Des accidents cardiaques et cérébraux qui seraient souvent évitables

Le ton du médecin est délibérément sans détour. L’infarctus du myocarde et l’AVC partagent en grande partie les mêmes mécanismes : un vaisseau sanguin obstrué ou rompu prive brutalement le cœur ou le cerveau d’apport sanguin. Ces événements ne relèveraient donc pas, dans la majorité des situations, d’un mauvais sort incontournable. Dans près de 80 % des cas, ils pourraient être évités. Ces pathologies sont en effet étroitement liées à nos comportements quotidiens, ce qui les rend largement accessibles à des actions de prévention.

C’est là que réside tout l’enjeu : la prévention cardiovasculaire ne repose ni sur un seul geste ni sur un traitement miracle, mais sur un ensemble d’habitudes et de suivis qui, cumulés, pèsent considérablement dans la balance.

Tabac, hypertension, cholestérol : les facteurs de risque à ne pas ignorer

Parmi les éléments essentiels à surveiller figurent en premier lieu les grands facteurs de risque cardiovasculaire. Le tabac occupe la première place : il détériore les artères et favorise la formation de caillots sanguins. L’hypertension artérielle suit de près : elle fragilise les vaisseaux en silence, sans provoquer de symptôme apparent. L’excès de cholestérol contribue quant à lui à l’obstruction progressive des artères. Le diabète, le surpoids et l’obésité abdominale font également partie des éléments qui accroissent le risque de tels accidents.

Ces facteurs ont une caractéristique commune : ils évoluent silencieusement pendant des années. Une tension élevée ou un taux de cholestérol excessif peuvent passer totalement inaperçus, jusqu’au jour où l’accident survient. C’est pourquoi un suivi médical régulier reste indispensable, même chez les personnes qui se sentent en parfaite santé.

Activité physique et alimentation : les fondements d’une bonne hygiène de vie

La pratique régulière d’une activité physique figure parmi les leviers les plus fréquemment mentionnés par les spécialistes : elle agit simultanément sur la tension artérielle, le poids corporel et le métabolisme. Une alimentation équilibrée, riche en légumes, en fruits et en céréales complètes, limitée en produits trop gras, trop sucrés ou trop salés, vient compléter cette base. La réduction de la consommation d’alcool et la lutte contre la sédentarité s’inscrivent dans la même démarche.

Le cardiologue souligne par ailleurs l’importance de la constance : ce sont les habitudes maintenues dans la durée, bien plus que les efforts ponctuels, qui influencent réellement le risque cardiovasculaire.

Un dépistage précoce pour intervenir avant le premier accident

La question du dépistage reste centrale. Contrôler sa tension artérielle, faire vérifier son taux de cholestérol et sa glycémie, mentionner ses antécédents familiaux à son médecin : ces démarches accessibles permettent d’identifier les personnes exposées avant qu’un premier accident ne survienne. Elles offrent aussi la possibilité de traiter rapidement les facteurs de risque identifiés, sans attendre l’apparition des premiers signes cliniques.

Pour ce praticien, tout se résume à une conviction : quatre infarctus et AVC sur cinq pourraient être évités grâce à la prévention cardiovasculaire et aux bonnes habitudes qu’il convient de ne pas négliger.