Soleil et vitamine D : pourquoi vos vacances d’été ne suffisent pas

Publié le 26 janvier 2026

Bien qu'elle soit associée aux rayons du soleil, compter sur la seule belle saison pour faire le plein de vitamine D est souvent insuffisant. Apprenez à dépasser cette croyance répandue et découvrez des stratégies pratiques pour optimiser votre apport et soutenir votre santé tout au long de l'année.

La vitamine D, un allié vital souvent sous-estimé

Illustration représentant la vitamine D et le soleil

Cette vitamine est un véritable couteau suisse pour notre organisme. Elle est fondamentale pour maintenir des os solides, soutenir la force musculaire et booster nos défenses naturelles, ce qui a un impact direct sur notre forme générale. Le problème ? Il est assez difficile d’en obtenir assez par l’alimentation seule. À moins de consommer régulièrement des maquereaux, des sardines ou du foie, nos repas nous en fournissent généralement des quantités limitées.

C’est pourquoi notre peau est notre atout numéro un : elle a cette capacité unique à fabriquer cette vitamine lorsqu’elle est exposée aux rayons du soleil. En théorie, c’est une solution parfaite… mais dans la réalité, plusieurs facteurs viennent compliquer la donne.

Soleil et vitamine D : une équation aux multiples inconnues

Contrairement à ce qu’on imagine parfois, une balade par beau temps ne garantit pas un taux optimal. La synthèse cutanée dépend d’une combinaison de critères : votre lieu de résidence, la saison, l’heure de la journée, votre type de peau, votre âge, et même l’usage d’une protection solaire.

Dans de nombreuses régions d’Europe, la période où le soleil est assez puissant pour déclencher une production significative est relativement brève. Et durant cette fenêtre, il faudrait idéalement exposer une bonne partie de son corps, en milieu de journée… sans pour autant négliger la protection de l’épiderme. Trouver cet équilibre délicat demande donc une vraie attention.

L’erreur classique : relâcher ses efforts aux beaux jours

C’est souvent à ce stade qu’on fait un faux pas : on pense que l’arrivée de l’été va combler tous nos besoins, alors on cesse d’y prêter attention. Pourtant, des recherches montrent que des insuffisances peuvent apparaître même chez des personnes vivant dans des climats très ensoleillés.

Notre organisme ne constitue pas des réserves illimitées, et une exposition trop irrégulière ou mal dosée peut rapidement mener à un déficit. Au final, on croit bien faire, mais on peut passer à côté du résultat escompté.

Combien de temps s’exposer pour en tirer profit ?

Graphique ou illustration sur le moment idéal pour s'exposer au soleil

On parle souvent de quelques minutes par jour, mais il n’existe pas de durée universelle. Tout est une question de profil individuel. De manière générale, une exposition courte et raisonnable des bras ou des jambes, aux heures où les UVB sont les plus intenses, peut suffire à stimuler la production naturelle.

Une mise en garde est essentielle : chercher à prolonger l’exposition sans écran solaire n’est pas une bonne stratégie. Protéger sa peau des méfaits du soleil doit rester la priorité ; ce n’est jamais un choix entre bronzage et santé, mais plutôt une recherche d’équilibre.

Les signes que votre corps pourrait manquer de vitamine D

Un taux trop bas peut se traduire par une fatigue persistante, une baisse de moral ou des sensations de raideur articulaire. Pour les enfants et les adolescents, son rôle est capital pour assurer une croissance osseuse robuste.

C’est la raison pour laquelle de nombreux professionnels de santé conseillent de ne pas se fier uniquement aux saisons, mais d’adopter une approche personnalisée, en étant attentif à ses signaux corporels et, si besoin, en réalisant un check-up avec un médecin.

Supplémentation : un coup de pouce, pas une habitude systématique

Prendre des compléments alimentaires ne doit pas être un acte anodin. Avant de se lancer, il est judicieux d’en parler avec un professionnel de santé, qui pourra prescrire une analyse de sang. Cette démarche permet d’ajuster les apports de façon précise, en évitant à la fois les carences et les excès.

L’objectif n’est pas de se supplémenter par défaut, mais simplement de ne pas présumer que les mois ensoleillés répondent à tous nos besoins à eux seuls.

Le message clé à retenir

La vitamine D n’est pas une préoccupation exclusivement hivernale, et le soleil estival ne constitue pas une assurance tous risques. Comprendre cette nuance vous permet d’éviter le piège le plus fréquent et d’adopter une vision plus juste, pour un bien-être durable toute l’année.