Il abat le meurtrier de son fils libéré trop tôt : le drame d’un père brisé qui divise l’Italie

Publié le 30 octobre 2026
Il abat le meurtrier de son fils libéré trop tôt : le drame d'un père brisé qui divise l'Italie

Juin 2020. Giuliano Palozzi perd la vie après une agression brutale pour une dette de 25 euros. Son père, Guglielmo, vit depuis avec cette blessure ouverte. Lorsque le condamné obtient une liberté anticipée, quelque chose se brise définitivement en lui. Ce qui suit est un drame humain d'une intensité rare, qui soulève des questions profondes sur le deuil, la justice et ses limites.

Cinq ans à porter un deuil impossible à surmonter

En juin 2020, le fils de Guglielmo Palozzi, prénommé Giuliano, perdait la vie dans des conditions particulièrement tragiques. Victime d’une agression d’une violence inouïe, il avait été tué pour une banale question d’argent — à peine 25 euros. Une somme insignifiante pour une vie brisée à jamais. L’auteur des faits, Franco Lollobrigida, avait été reconnu coupable d’homicide involontaire aggravé et condamné à dix ans d’emprisonnement.

Seulement voilà : la Cour de cassation italienne a finalement accordé à Franco Lollobrigida une remise en liberté avant le terme de sa peine. Pour Guglielmo, ce retournement judiciaire représente un choc violent et dévastateur. Comment accepter de voir cet homme reprendre le cours de son existence quand son fils, lui, ne sera jamais là pour en faire autant ? Une plaie que rien ne semblait pouvoir refermer.

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Une confrontation fatale au cœur d’un jardin romain

Le mardi 8 juin, Guglielmo retrouve Franco Lollobrigida dans les jardins publics de Rocca di Palpa, situés en périphérie sud-est de Rome. D’après les informations rapportées par le *Corriere della Sera*, il l’aurait filé méthodiquement avant de l’aborder. Un échange bref s’ensuit. Puis retentit un coup de feu — un seul. Franco Lollobrigida s’écroule, touché mortellement.

Les personnes présentes sur les lieux, pétrifiées, appellent aussitôt les secours. Guglielmo, lui, ne cherche pas à s’enfuir. Il dépose tranquillement son arme, se laisse appréhender sans opposer la moindre résistance. Son visage affiche un calme troublant. Celui d’un homme soulagé, ou peut-être simplement vidé après cinq années à porter ce fardeau insupportable.

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Entre compréhension et condamnation : un débat qui déchire l’opinion

Guglielmo Palozzi est désormais mis en examen pour homicide volontaire. Son acte, clairement prémédité, provoque une vive polémique à travers toute l’Italie. Comment rester insensible sans pour autant cautionner ? Peut-on éprouver de la compassion envers quelqu’un qui a transgressé une limite que la loi ne saurait tolérer ?

Certains rappellent, à juste titre, que la vengeance personnelle ne saurait se substituer aux institutions judiciaires, même imparfaites. D’autres, nombreux, expriment une empathie sincère envers ce père complètement effondré par la douleur.

Un élan de solidarité massif sur les réseaux sociaux

La réaction en ligne n’a pas tardé. Des milliers d’internautes ont témoigné leur soutien à Guglielmo Palozzi, saluant en lui un « père courageux ». Nombreux sont ceux qui réclament la clémence des juges, convaincus que cinq années de deuil sans apaisement peuvent conduire n’importe quel être humain au bout de ses forces.

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Au-delà du simple fait divers, cette histoire pose une interrogation universelle et déchirante : que reste-t-il à un parent lorsqu’il a le sentiment que la justice l’a définitivement abandonné ?

Derrière chaque geste de colère extrême se dissimule toujours, au fond, un chagrin immense que personne n’a su entendre à temps.