Mondial 2026 : Français et Anglais partagent un même sentiment sur le match pour la troisième place

Publié le 17 juillet 2026

Certaines affiches font rêver, d'autres suscitent bien moins d'enthousiasme. Le duel pour la médaille de bronze de la Coupe du monde 2026, qui opposera la France à l'Angleterre ce samedi à Miami, semble clairement appartenir à la seconde catégorie. De part et d'autre de la Manche, le discours est unanime : l'envie est absente, et personne ne cherche à le dissimuler.

La déception des Bleus encore très vive

Didier Deschamps et Kylian Mbappé

Les joueurs français ne cachaient pas leurs ambitions : ils voulaient décrocher une troisième étoile. Le groupe était soudé, l’attaque faisait des ravages, et la confiance régnait. Mais mardi, l’Espagne a brisé ce rêve d’une manière implacable (2-0). Face à une Roja au collectif impressionnant, les hommes de Didier Deschamps sont restés muets, loin de cette fougue qui avait pourtant fait trembler toutes les défenses croisées jusqu’ici.

Résultat des courses : une défaite en demi-finale, le moral en berne, et pourtant un dernier match à disputer. Samedi, à Miami, Kylian Mbappé et ses coéquipiers devront se motiver pour affronter l’Angleterre dans ce match de la troisième place. Une perspective qui, visiblement, ne fait pas vraiment vibrer le groupe.

Dans l’entourage tricolore, on ne se cache pas

Dans le camp français, les langues se délient. Un proche du groupe a confié à L’Équipe ce que beaucoup pensent tout bas : « Ce match, vous pensez qu’ils ont envie de le jouer ? Bien sûr que non. Ce groupe était là pour autre chose. » Un autre membre de l’entourage a été encore plus tranchant : « Ils sont dégoûtés de devoir jouer. »

Des paroles qui en disent long sur la blessure collective. Quand on vise le sommet et qu’on échoue à une marche du but, disputer une rencontre pour une médaille de bronze a des airs de lot de consolation difficile à accepter.

Tuchel, lui aussi, dit ce que tout le monde pense

Et côté anglais ? Même son de cloche. Les Three Lions ont été battus par l’Argentine en demi-finale (2-1), et leur sélectionneur Thomas Tuchel n’a pas cherché à masquer la réalité face aux journalistes.

« Personne n’a envie de jouer ce match, pas même les joueurs français », a-t-il lancé avec une franchise désarmante. « Comme nous, ils voulaient disputer la finale et on a tout donné pour y arriver… On va se préparer de manière professionnelle, évidemment, même si on dispose d’un jour de repos de moins qu’eux. »

Un discours honnête, presque touchant dans sa simplicité. Tuchel ne joue pas la comédie : les deux équipes auraient préféré être ailleurs samedi soir. Mais le football, c’est aussi ça — honorer chaque rencontre, même celles qu’on n’avait pas prévues.

Un choc franco-anglais qui mérite quand même le détour

Reste que France-Angleterre, même en petite finale, ça reste un rendez-vous chargé d’histoire et d’intensité. Et qui sait — parfois, les matchs sans pression offrent les plus belles surprises.

Le sport a plus d’un tour dans son sac pour transformer une soirée qu’on redoutait en un moment qu’on n’oubliera jamais.